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Jules Touzard, l'Orient d'un prêtre voyageur

Jules Touzard, l'Orient d'un prêtre voyageur

Yves Lebrec

2006, catalogue de l'exposition,122 p., 15 €
(ISBN 978-2-86050-023-3)

Le Proche-Orient du début du XXe siècle semble éloigné du département de la Manche ; pourtant, il l’est moins qu’il n’y paraît, notamment grâce un personnage : Jules Touzard.

En effet, ce prêtre originaire de Méautis, petite commune manchoise proche de Carentan, réalisa en 1911-1912 un voyage d’étude dans cette région du monde encore sous domination ottomane, d’où il rapporta mille cinq cent quatre-vingt-quinze vues stéréoscopiques.

Ce voyage, le second qu’il effectua en Terre Sainte, s’avère être dans l’ordre des choses si l’on se penche sur son parcours religieux. Après des études ecclésiastiques dans la Manche, notamment au collège diocésain de Saint-Lô et au grand séminaire de Coutances, il intègre le séminaire de Saint-Sulpice à Paris en 1892. C’est à cette même période qu’il découvre l’Orient par le biais des cours de théologie et de langues orientales qu’il suit à l’Institut catholique de Paris. En 1897, une nouvelle étape dans sa vocation l’amène à collaborer à la Revue biblique dont la mouvance est celle du père Albert Lagrange, et de sa « méthode historico-critique » de l’interprétation de la bible ; celle-ci peut se résumer ainsi : « confronter le texte avec le sol ». Dès lors, se rendre sur les lieux mêmes des récits bibliques est, pour Jules Touzard, une nécessité.

Les 1595 plaques stéréoscopiques sont conservées à l'Institut catholique de Paris.

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