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Le jour le plus long

Le 27/03/2017 par Jérémie Halais

Le Jour le plus long est certainement le film sur le Débarquement le plus emblématique. Il est en effet de ces longs-métrages que vous avez visionnés des dizaines de fois et que vous pensez connaître dans ses moindres détails. Il réserve pourtant encore quelques surprises.

Le tournage du film réalisé et produit par Darryl Zanuck d'après l'ouvrage de Cornélius Ryan débute à l'été 1961. Si toutes les scènes sont loin d'être toutes tournées en Normandie, le Calvados et la Manche accueillent quelques tournages. Sainte-Mère-Église, en particulier, sert de décor à la reconstitution de l'assaut aéroporté des troupes américaines.

Le tournage à Sainte-Mère-Église

Durant trois semaines, les habitants du village, mis à contribution comme figurants, voient se succéder les techniciens et cascadeurs, mais aussi de grandes stars dont Red Buttons, dans la peau du malheureux parachutiste John Steele, resté suspendu au clocher de l'église (mais pas John Wayne qui incarne le rôle du lieutenant-colonel Benjamin H. Vandervoort, commandant d'un bataillon du 505e régiment de la 82e division).

Malgré la présence du général Eisenhower, venu pour l'occasion offrir ses services de conseiller historique, les scènes concernant les troupes aéroportées contiennent quelques erreurs ou anachronismes :

  • John Steele reste accroché, dans le film, au clocher de l'église du côté de la place alors que dans la réalité c'est de l'autre côté qu'il fut retenu par son parachute.
  • Sur cette même place, Darryl Zanuck a camouflé le monument érigé après-guerre en hommage aux parachutistes par un tas de sable mais une 2Cv commercialisée en 1948 a cependant échappé à la vigilance de l'équipe technique.
  • Le personnage de John Steele dit être resté 10 heures sur le clocher alors que, dans la réalité, il n'y est resté que 2 heures.
  • À la fin du film, le lieutenant-colonel Vandervoort, nommé à ce grade le 2 juin 1944, est installé dans une charrette parce qu'il s'est blessé à la jambe et porte sur son casque un insigne de colonel.
Illustration 1

Les Archives de la Manche font de la figuration

Une scène qui intervient au début du film présente un bel anachronisme qui aura certainement échappé à la plupart des spectateurs. En effet, on peut y voir Alexandre Renaud, le maire de Sainte-Mère-Église, joué par Georges Wilson. Lorsque le personnage se range contre un mur, afin de laisser passer une colonne de résistants capturés par les Allemands, on peut apercevoir, dans son dos, un placard annonçant la reconstruction des archives départementales de la Manche, pour l'année 1962 ! Rappelons que le dépôt a été détruit en 1944 lors des bombardements de Saint-Lô.

Le PC du général Marcks

Au début du film le général Ercih Marcks, commandant du LXXXIVe corps d'armée allemand, fête son anniversaire à Saint-Lô. Le nom de la ville figure d'ailleurs sur le gâteau qui lui est apporté. La scène est censée se passer dans le château des Commines, route de Carentan, mais le décor choisi ne ressemble en rien à l'édifice qui existe encore de nos jours. Le parc du château accueille encore le bunker de commandement du général.