La Normandie et l'Angleterre au Moyen Âge

458 AV 1-3 , 2001  

ARGUMENT : La Manche n'a jamais constitué au Moyen Âge un obstacle aux échanges pour les marchands, les hommes d'Église, les artistes, les hommes politiques habitués depuis l'Antiquité à en fréquenter les deux rives. Bien avant 911 la Neustrie a noué des contacts de tous ordres avec l'Angleterre anglo-saxonne. La conquête de Guillaume le Conquérant en 1066 renforce les liens entre la Normandie et l'Angleterre gouvernés par un même principe, à quelques exceptions près, jusqu'en 1204. Après cette date les relations ne s'interrompent pas. Au cours de la guerre de Cent ans les Anglais occupent la Normandie de 1417 à 1450.

Le colloque, dans la tradition d'études menées conjointement par les chercheurs britanniques et français, tentera de faire le point de la recherche actuelle. Sous la présidence de David Bates, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Glasgow, docteur honoris causa de l'Université de Caen, il rassemblera treize chercheurs britanniques et treize chercheurs français. Les communications porteront sur les échanges culturels (étude de manuscrits, échanges entre théologiens et universitaires), économiques (rôle de l'Échiquier, le port de Harfleur), politiques et sociaux (influences réciproques sur les systèmes de gouvernement, liens entre les élites au tournant de 1204 et pendant la guerre de Cent ans, révolte paysanne de 1435). La ville de Caen, enjeu de pouvoir durant toute la période médiévale, siège de la cour, de l'Échiquier puis de l'université, retiendra l'attention de plusieurs chercheurs, comme lieu particulièrement révélateur des relations pacifiques ou conflictuelles entre la Normandie et l'Angleterre.

 

, Moyen Âge ; culture ; économie ; politique , actes de colloque , Cassettes analogiques, Document sonore

La cathédrale de Coutances, art et histoire 

463 AV 1-3 , 2009  

ARGUMENT :

La cathédrale de Coutances, qui se dresse fièrement au cœur de la cité, est un des monuments religieux les plus prestigieux de Normandie. Elle fut édifiée au début du XIIe siècle, à l'époque où l'on reconstruisait le chœur de l'abbatiale de Saint-Étienne de Caen et la Merveille du Mont Saint-Michel, dans une Normandie que venaient de reconquérir les Français. Ce chef-d'œuvre de l'art gothique respecte pourtant certaines traditions architecturales qui ont façonné les édifices majestueux de l'art roman normand.

Le colloque se propose d'évoquer l'histoire de cette cathédrale gothique, qui épouse encore les formes du monument roman, tel que l'a élevé Geoffroi de Montbray au milieu du XIe siècle. Haut lieu de la foi chrétienne, la cathédrale est encore aujourd'hui le témoin de toutes les formes de dévotions qui y sont apparues au cours des siècles : le décor, le mobilier, les vitraux, la statuaire en sont donc les marques les plus évidentes. Mais loin de réduire la cathédrale aux seuls aspects architecturaux et d'histoire de l'art, l'on s'efforcera d'aborder aussi la dimension humaine et institutionnelle qui sous-tend la vie d'un pareil monument. Le jugement que nous pouvons exprimer aujourd'hui sur cette cathédrale et l'admiration qu'elle suscite ne peuvent que s'enrichir d'un regard nouveau porté sur tous les aspects où se manifeste la profonde originalité de cette éclatante réussite architecturale.

, cathédrale ; architecture religieuse ; art ; art gothique ; histoire de l'art ; mobilier religieux ; vitrail ; statue religieuse , actes de colloque , Disques compacts, Document sonore
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