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L'abbaye de Savigny (1112-2012)

408 AV 1-3 , jeudi 04 octobre 2012  

ARGUMENT : Aux confins de la Manche, de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne, l'abbaye de Savigny est le seul chef d'ordre monastique fondé en Normandie. Sa naissance est liée à un homme d'exception, Vital, qui devient chapelain du comte de Mortain puis choisit la vie érémitique avant de se voir confier des terres par Raoul de Fougères, en 1112, pour y fonder un monastère. Il y meurt en 1122. Le développement de l'abbaye est rapide. L'afflux des vocations et la protection des princes, comme Henri II Plantagenêt, précipitent la création de filiales en France et en Angleterre: deux sous Vital, avec Dampierre à Mantilly (Orne) et l'abbaye Blanche à Mortain (Manche), trente sous l'abbatiat de son successeur, Geoffroy. En 1147, Savigny est intégrée à l'ordre cistercien, entraînant avec elle ses trente-cinq filles, majoritairement anglaises. À partir de 1173, la nouvelle église sort de terre, en pierre et plus vaste que la cathédrale de Coutances. Le 1er mai 1243 a lieu la grande fête de la translation des reliques dans le nouvel édifice, une célébration prestigieuse. La guerre de Cent Ans et les guerres de Religion ne l'épargnent pas. À la veille de la Révolution, dix-sept moines vivent encore dans les locaux. Ils en partent définitivement le 15 décembre 1790 avant l'adjudication des bâtiments détruits et vendus pierre à pierre. Cinquante ans suffisent pour ruiner cette immense abbaye qui occupait près de 7000 mètres carrés au sol. Le présent colloque envisage de confronter les travaux menés tant en France qu'en Angleterre et, plus globalement, d'apporter de nouveaux éclairages sur l'ordre savignien.

, actes de colloque , 1 Carte mémoire, Document sonore

La cathédrale de Coutances, art et histoire 

463 AV 1-3 , 2009  

ARGUMENT :

La cathédrale de Coutances, qui se dresse fièrement au cœur de la cité, est un des monuments religieux les plus prestigieux de Normandie. Elle fut édifiée au début du XIIe siècle, à l'époque où l'on reconstruisait le chœur de l'abbatiale de Saint-Étienne de Caen et la Merveille du Mont Saint-Michel, dans une Normandie que venaient de reconquérir les Français. Ce chef-d'œuvre de l'art gothique respecte pourtant certaines traditions architecturales qui ont façonné les édifices majestueux de l'art roman normand.

Le colloque se propose d'évoquer l'histoire de cette cathédrale gothique, qui épouse encore les formes du monument roman, tel que l'a élevé Geoffroi de Montbray au milieu du XIe siècle. Haut lieu de la foi chrétienne, la cathédrale est encore aujourd'hui le témoin de toutes les formes de dévotions qui y sont apparues au cours des siècles : le décor, le mobilier, les vitraux, la statuaire en sont donc les marques les plus évidentes. Mais loin de réduire la cathédrale aux seuls aspects architecturaux et d'histoire de l'art, l'on s'efforcera d'aborder aussi la dimension humaine et institutionnelle qui sous-tend la vie d'un pareil monument. Le jugement que nous pouvons exprimer aujourd'hui sur cette cathédrale et l'admiration qu'elle suscite ne peuvent que s'enrichir d'un regard nouveau porté sur tous les aspects où se manifeste la profonde originalité de cette éclatante réussite architecturale.

, cathédrale ; architecture religieuse ; art ; art gothique ; histoire de l'art ; mobilier religieux ; vitrail ; statue religieuse , actes de colloque , Disques compacts, Document sonore
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