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La procédure d'inquisition

462 AV 2 , 2009  

ARGUMENT :

Tout a été dit sur Jeanne d'Arc ! C'est ce qu'on peut penser en considérant la profusion des ouvrages qui lui ont été consacrés. Passionnés et polémiques, ces écrits manquent souvent de rigueur scientifique. Depuis quelques années, cependant, on observe un regain d'intérêt pour cette question de la part de chercheurs et d'universitaires.

Ce colloque se propose de faire le point sur les études récentes et de lancer de nouvelles pistes de recherche sur Jeanne d'Arc et ses procès. Dans une perspective résolument pluridisciplinaire, il rassemblera, venant de divers pays européens et américains des historiens, des juristes, des linguistes, des littéraires et des spécialistes du cinéma. L'on étudiera le contexte historique, les trois procès, de condamnation, de réhabilitation et de canonisation, puis envisagera leur ralentissement au cours des siècles dans les domaines historique, littéraire et artistique.

, guerre de Cent Ans ; accusation ; justice  ; procès , Document sonore , 1 Disque compact, Document sonore, 1 plage de son inédit de bonne qualité
Contexte :
De l'hérétique à la sainte : les procès de Jeanne d'Arc revisités
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Le contexte historique

462 AV 1 , 2009  

Jeanne d'Arc apparaît au cours de la seconde phase de la guerre de Cent Ans, alors qu'une bonne partie du royaume de France est occupée par les Anglais. Aux termes du traité de Troyes (1420), le dauphin Charles a été déshérité au profit du roi d'Angleterre, Henri V, avec l'accord  du duc de Bourgogne. À l'âge de 17 ans, Jeanne quitte son Barrois natal et réussit à se faire confier une armée par « le dauphin ». Elle réussit à faire lever le siège d'Orléans (8 mai 1429) et à faire couronner Charles VII à Reims (17 juillet). Puis elle est faite prisonnière par les Bourguignons, qui la livrent aux Anglais. Or le gouvernement anglais d'Henri VI veut absolument obtenir la mort de cette femme, qui a terrorisé ses soldats. Le procès de « la Pucelle » a lieu à Rouen, en 1431. C'était un procès d'Église, mené par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, l'un des négociateurs du traité de Troyes. Jeanne est finalement condamnée à être brûlée comme hérétique. Ce procès était éminemment politique. Il ne peut s'expliquer que par la situation désastreuse du royaume de France, en proie à la guerre civile et à l'occupation étrangère. Vingt-cinq ans plus tard, après le « recouvrement » du royaume, Charles VII veut organiser un nouveau procès, pour laver son honneur (entaché par la condamnation de Jeanne). Ce procès de « Réhabilitation » (1456) se révélera  tout autant politique que le premier. Il s'agira à nouveau d'un procès d'Église, qui prononcera la nullité du premier procès.

, guerre de Cent Ans ; église ; procès ; royauté ; traité de Brétigny (1360) ; traité de Troyes (1420) , Document sonore , 1 Disque compact, Document sonore, 1 plage de son inédit de bonne qualité
Contexte :
De l'hérétique à la sainte : les procès de Jeanne d'Arc revisités
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