Le débarquement, 6 juin 1944
Le 04/06/2019 à 11h05 par Archives Manche
Résumé

Les archives départementales, Maison de l'histoire de la Manche, répondent à Léo, un adolescent de 14 ans, qui témoigne sur Facebook des événements de l'année 1944, à Cherbourg et à Saint-Lô.

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 au matin, débute sur les côtes normandes l'opération visant à établir en Europe occupuée une tête de pont : nom de code Overlord

L'action de la résistance

Dans la soirée du 5 juin, le message « les carottes sont cuites » invite les résistants à se préparer à l’action en vue du Débarquement imminent. À partir de 21 heures, plusieurs messages se succèdent : "Il fait chaud à Suez" ordonne le "plan tortue" pour la guérilla ; "les plus désespérés sont les chants les plus beaux" lance le "plan violet", pour détruire les communications téléphoniques ; "les dès sont sur le tapis" déclenche le "plan vert", afin de bloquer les déplacements par rails, telle cette locomotive détruite en gare de Canisy.

 

Une fois le Débarquement réussi, les résistants manchois participent activement aux combats de la Libération du département ; une trentaine d’entre eux y trouvent la mort. Ils préparent l’arrivée des troupes américaines et une fois leur jonction faite avec celles-ci, appuient leur avance.

 

Les parachutages 

L'opération de débarquement (nom de code Neptune) est précédée par des parachutages anglo-américains dans la nuit du 5 au 6 juin. Les 82e et 101e divisions aéroportées sautent dans la Manche, dans la région de Sainte-Mère-Eglise, tandis que les Britanniques et les Canadiens sont largués dans le Calvados sur les rives de l'Orne. Ils ont pour mission de sécuriser les extrémités Ouest et Est de la zone de débarquement.

 

L’efficacité des défenses antiaériennes allemandes a contraint les avions alliés à prendre de l’altitude lors des largages, ce qui a dispersé des troupes aéroportées une fois arrivées au sol et a facilité leur capture. Le matin du 6 juin, de nombreux parachutistes sont acheminés vers Saint-Lô afin de subir l’interrogatoire des officiers allemands. 

 

Utah Beach, le 7 juin 1944 (Archives de la Manche, 13 Num 3494)

Le débarquement 

Le débarquement s’opère sur cinq plages ayant pour noms de code : Sword, Juno, Gold, Omaha, dans le Calvados et Utah, dans la Manche. Les Britanniques et les Canadiens débarquent à Sword, Juno et Gold, les Américains à Utah et Omaha. Au total, près de 5000 hommes forment la première vague d'assaut. Cette zone a été choisie par les Alliés car c'est là que le dispositif de défense allemand est le plus faible. En outre, elle se situe à proximité du port en eaux profonde de Cherbourg. 

 

Les premières troupes américaines débarquent à Utah Beach, le 6 juin, à 6 heures 30, à un kilomètre et demi au sud-est de l’endroit prévu. A 10 heures, deux régiments de la 4e division américaine sont à terre et contrôlent la plage. Les Américains subissent des pertes beaucoup moins importantes à Utah qu’à Omaha, surnommée "la sanglante". Dans l’après midi du 6 juin, vers 13 heures, les troupes de l’infanterie débarquée à Utah Beach font leur jonction avec les troupes parachutistes de la 101e entre Sainte-Marie-du-Mont et Sainte-Mère-Eglise.

 

Au soir du 6 juin, et malgré les combats meurtriers à Omaha, surnommée "la sanglante", le Débarquement est un succès : une tête de pont est établie à l’intérieur de la "forteresse Europe".

 

Jérémie Halais

 

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