“Et tu te souviens quand on a dessiné des «V» sur les murs des maisons de Saint-Lô ?” Léo, 7 mai 1944
Le 06/05/2019 à 11h35 par Archives Manche
Résumé

Les archives départementales, Maison de l'histoire de la Manche, répondent à Léo, un adolescent de 14 ans, qui témoigne sur Facebook des événements de l'année 1944, à Cherbourg et à Saint-Lô.

 

La Résistance est un phénomène multiple par son organisation (groupes, réseaux, mouvements), par ses motivations (gaullisme, communisme, nationalisme) et par son action (manifestation, propagande, renseignement, sabotage, lutte armée, aide aux illégaux).

La résistance civile

Spontanée ou organisée, individuelle ou collective, la résistance civile ou passive est avant tout la traduction, par une action symbolique et non violente, d’un mécontentement face à la l'occupation allemande. Dans les jours suivant leur arrivée, les Allemands organisent plusieurs concerts publics pour nouer des relations avec la population, mais la plupart des Manchois les boudent. Le 20 juin 1940, ils offrent un concert aux Cherbourgeois, pas un seul civil y participe. Le 11 novembre 1941, bien que les autorités allemandes aient formellement interdit toute manifestation patriotique pour l’anniversaire de l’Armistice, trois jeunes gens déposent une gerbe au monument aux morts de Sourdeval. Le 1er mai et le 14 juillet 1942, des Saint-Lois défilent devant l'hôtel de ville.

 

Détail d'une affiche anglo-saxonne en l'honneur de la résistance (coll. part.)

 

La résistance organisée

La Résistance manchoise ne s’organise véritablement qu’à partir de 1941-1942. Une vingtaine de petits réseaux se mettent en place aux côtés de trois grands mouvements : l’Organisation civile et militaire, le Front national et Libération-Nord.  

 

La propagande (distribution de tracts anti-allemands) et lea collecte de renseignements sont les deux principales activités de la Résistance manchoise. La topographie du département ne favorise pas l'action armée mais à l'approche du débarquement des groupes locaux s'organisent comme à Saint-Lô où des postiers cachent des armes à Beaucoudray. Les sabotages constituent la principale forme de l’action militaire de la Résistance manchoise. Ils touchent toute sorte de matériels et locaux appartenant à l’armée allemande : camions, dépôts de munitions, usines, voies ferrées, câbles téléphoniques. Ainsi, le 14 janvier 1944, des résistants endommagent quatre gros transformateurs de l’usine hydroélectrique de Vezins, dans le sud de la Manche. Il faut aussi compter avec les sabotages administratifs, nombreux dans les services publics présents à Saint-Lô, ou encore l'aide apportée envers les illégaux et notamment les requis du STO.

Jérémie Halais & Nicolas Bourdet

 

> La chronologie de la résistance dans la Manche (janv.-mai 1944) <

 

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