Nomination du Sieur de la Bénardière comme capitaine des milices de Marchésieux
Le 22/03/2019 à 13h44 par Archives Manche
Résumé

Exercice de paléographie #2 2018-2019

Exercice donné à l'occasion des ateliers d'initiation à la paléographie et à la recherche en archives proposés par les archives départementales

 

source : Arch. dép. Manche, 2 J 2832

 

 

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Nomination du Sieur de la Bénardière comme capitaine des milices de Marchésieux

 

Transcription

 

 

Jacques sire de Matignon[1] comte de /2 Thorigny chevalier des ordres du roy[2] lieutenant /3 général pour sa Majesté en Normandie, gouverneur /4 de Cherbourg, Saint Lô, Grandville, isles de Chauze[3]

 

/5 Estant nécessaire de remplir la /6 charge de capitaine [dans l’interligne : des milices[4]] de la parroisse de Marchesieux /7 sous les ordres du sieur de la Londe, colonel /8 des milices du plat pais de Carentan, nous /9 estant plainement informé de la valeur /10 vigilance experience, zele et affection au service /11 du roy du sieur de la Benardiere[5]

 

/12 l’avons nommé pourveu commis et etably /13 nommons pourvoions commettons et etablissons /14 capitaine de ladite paroisse, enjoignons audit sieur de la Londe, colonel, de le faire /15 reconnoistre pour tel, et aux milices /16 de luy obéir en ce qui sera du service /17 du roy

 

/18 Fait à la Hougue[6] le 15e jour de /19 septembre 1690

 

 

[signatures]

 

Matignon

 

 

Par Monseigneur

De Bellefond

 

[1] Jacques III de Matignon (1644-1725).

[2] ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit

[3] îles Chausey, comm. de Granville.

[4] La milice provinciale est un système de conscription généralisé à l’ensemble du royaume par Louvois en 1688, au commencement de la guerre de la ligue d’Augsbourg, pour augmenter les effectifs de l’armée. Les miliciens sont des hommes célibataires, âgés entre 20 et 40 ans, volontaires ou tirés au sort. Equipés et soldés par la paroisse, ils devaient s’entraîner les dimanche sous le commandement d’un capitaine.

[5] Dans le rôle de la noblesse du Cotentin de 1640 (publié dans Notices, mémoires et documents, n°11), on trouve à Marchésieux un nommé François Le Sueur, écuyer, sieur de la Benardière « homme propre à rien et riche de 500 l.t. de rente » (p. 64/1).

[6] Saint-Vaast-la-Hougue.

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