L’innocence reconnue est Marie Françoise Victoire Salmon (Méautis, Caen, Paris, 1786)
Le 23/03/2017 à 14h04 par Anonyme
Résumé

Didac'doc #61 -

Page de titre d’un factum rédigé par l’avocat Le Cauchois pour défendre une jeune femme condamnée à être brûlée vive, accompagné d’une gravure de l’accusée.

L’innocence reconnue est Marie Françoise Victoire Salmon (Méautis, Caen, Paris, 1786)

 

Le mémoire de Pierre-Noël Le Cauchois vise à alerter l’opinion publique et à convaincre les lecteurs de l’innocence de Marie Françoise Victoire, née à Méautis dans le Cotentin, injustement condamnée en 1782 à être brûlée vive par le tribunal du bailliage de Caen et le parlement de Rouen, pour empoisonnement et vol domestique. La gravure, intitulée L’innocence reconnue, immortalise l’issue heureuse d’une affaire qui passionna le public en 1786.

1786 : Le 23 mai, le Parlement de Paris rend son innocence et sa liberté à une jeune servante qui croupissait en prison depuis 56 mois. La cause de Marie Salmon avait été portée à la connaissance d’un large public au moyen de plusieurs mémoires rédigés par deux avocats, Le Cauchois et Fournel, sensibles aux droits de la défense et militant pour une réforme judiciaire. Les efforts de ces propagandistes s’inscrivent dans le mouvement dit des Lumières qui prône le respect des droits naturels de chaque individu et une justice plus humaine et rationnelle. L’engouement du peuple et des élites pour la cause de Marie Salmon témoigne de l’attente d’équité et de réformes profondes, dans cette période prérévolutionnaire.

 

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